Accueil | English version
 
Loading
Vous êtes ici : Accueil » Recherche d'informations » Economie » Filières et secteurs » Energie et sciences nucléaires » Stockage des déchets radioactifs

Contacter
directement EVE

Vous ne trouvez pas l'information
que vous cherchez ?
Contactez-nous

Stockage des déchets radioactifs

  Ajouter au panier

Le Centre de stockage de la Manche :
Site historique de l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs) a cessé son activité de stockage en 1994, en 2003 il est passé en phase de surveillance très active pour une durée de 10 ans avant une période de surveillance active de 100 ans



LE CENTRE DE STOCKAGE DE LA MANCHE (CSM) - ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs)
La première mission assignée à l'Andra est de développer le système de stockage en surface des déchets de faible et moyenne activité. L'Agence prend en charge le Centre de stockage de la Manche. Implanté à vingt kilomètres au Nord-Ouest de Cherbourg-Octeville sur le commune de Digulleville, le Centre de stockage de la Manche (CSM) est le premier centre français de stockage en surface de déchets faiblement radioactifs. Cette installation d’une superficie de 15 hectares accueille 257 225 m ³ de colis de déchets répartis dans des ouvrages de stockage. Le dernier colis de déchet est arrivé en 1994. Entre 1991 et 1997, le Centre a été recouvert d’une couverture multicouches. La phase de surveillance a été officialisée par le décret 2003-30 du 10 janvier 2003. A cette date, le centre de stockage de la Manche a été autorisé à passer en phase de surveillance selon des modalités clairement définies sur le long terme par la Commission Turpin dès 1997 :
- Une première période de l'ordre d'une dizaine d'année, dite de surveillance très active, est en cours. Elle permet de suivre l'évolution du stockage et de sa couverture et d'établir un premier retour d'expérience. Cette période sera renouvelée aussi longtemps que des évolutions significatives seront observées.
- La seconde période, de 50 à 100 ans, dite de surveillance active débutera ensuite. En vérifiant que le comportement du stockage est conforme aux prévisions, on tendra à simplifier cette surveillance dans le souci d'en réduire les contraintes, étape probatoire reconduite autant que nécessaire avant de passer à la suivante.
- La troisième période, dite de surveillance passive, débutera lorsque les citoyens auront pris conscience, avec l'aide de l'Andra, qu'une surveillance réduite sera sans conséquence sur l'environnement et que la mémoire du site ne tombera pas dans l'oubli. Le centre ne sera pas banalisé et à titre de précaution, des servitudes seront définies dans la durée.
CLASSIFICATION DES DÉCHETS
L’utilisation de la radioactivité génère des déchets radioactifs. Ils sont classés selon deux critères :
- l’intensité de la radioactivité. Elle conditionne l’importance des protections à mettre en place pour bien les gérer la période radioactive des produits contenus. Elle définit leur durée de vie potentielle. A partir de ces critères, différents types de déchets ont été défini par l’Andra, chacun nécessitant une gestion différente :
- les déchets de haute activité et à longue vie (HAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs pendant des centaines de milliers, voire de millions d’années.
- les déchets à faible et moyenne activité à vie courte (FMA) : ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils…) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans.
- les déchets de très faible activité (TFA) : ce sont principalement des matériaux activés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, bétons…Ils sont peu radioactifs mais leurs volumes sont importants.
- les déchets de faible activité à vie longue (FA) : ce sont essentiellement les déchets radifères (déchets issus du radium et de ses dérivés mais aussi des terres rares) et les déchets graphites (déchets non produits en 2006 qui proviendront du démantèlement des premières centrales CEA et EDF, ces déchets sont émetteurs de radon).
Période radioactive : Radon 22 : 4 jours ; Iode 131 : 8 jours ; Césium 137 : 30 ans ; Carbone 14 : 5 730 ans ; Plutonium 239 : 24 000 ans ; Uranium 234 : 245 000 ans ; Uranium 235 : 410 millions d’années ; Uranium 238 : 4,5 milliards d’années.
La période est le temps nécessaire pour que 50% des atomes d’un élément se soient désintégrés. Après 2 périodes, il en reste 25%, après 3 périodes ; 12,5%... On estime que la radioactivité a quasiment disparu au bout de 10 périodes.





  • Nucléaire : sites en France
  • Nucléaire : entreposage des déchets
  • Minerai uranium
  • Traitement combustible nucleaire use
  • Logo ANDRA
***